Les réseaux sociaux risquent même peu à peu de devenir plus importants que la réalité. En devenant le miroir antithétique de nos solitudes, ils alimentent notre narcose, notre pulsion artificielle de rêver le réel plutôt que de l’affronter : le temps que nous passons devant l’écran est celui que nous ne passons plus au hasard des rues désormais réputées hostiles. Plus le virtuel contient de pseudo-amis, moins la réalité nous en fourni d’authentiques. Des utilisateurs habitués au confort de la simulation ont de moins en moins de courage et de patience en situation non virtuelle.
– 20, 2000 et 2 : les trois ombres de Facebook - LeMonde.fr
Posted on Wednesday July 21st